Cybercriminalité : un déplacement des sources d’attaques

Sur fond d’augmentation du nombre et de la gravité des attaques informatiques, la cybercriminalité se transforme. Avec trois tendances à surveiller : les attaques via des tierces parties (fournisseurs, hébergeurs, éditeurs), le cloud et les objets connectés dans les environnements industriels.

Le FIC (Forum International de la Cybersécurité), qui s’est tenu à Lille les 23 et 24 janvier 2018, a battu ses records d’affluence, avec plus de 8 500 visiteurs (en hausse de 20 %), 350 exposants (+ 30 %) et 81 pays représentés. Signe que les problématiques de cybersécurité continuent à perturber l’esprit des dirigeants et des DSI.

Des études sur la cybersécurité sont publiées par dizaine, en particulier par les éditeurs de solutions de sécurité. Toutes, évidemment, dressent un tableau plutôt noir de la situation, de quoi doper leurs chiffres d’affaires. Selon les analystes de Xerfi, après une hausse de 10 % en 2017, le chiffre d’affaires des fournisseurs français devrait encore progresser au rythme moyen de 10 % par an à l’horizon 2020, soit un peu plus vite que le marché mondial (+9,5 %) qui frôlera alors la barre des 100 milliards d’euros. Car la demande est au rendez-vous : les RSSI français de grandes entreprises, interrogés par le CESIN, association qui regroupe la plupart d’entre eux, reconnaissent, à 79 %, que leur entreprise a subi au moins une cyberattaque en 2017, dont 28 % plus de dix. Et un RSSI sur deux a constaté une hausse des attaques.

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