2e édition du Secem à Aix-en-Provence : attractivité, cybersécurité, échanges commerciaux en Méditerranée... ce 15 novembre Palais de Congrès 

mardi 14 novembre 2017

La deuxième édition du Secem (Sécurité économique et compétitivité des entreprises en Méditerranée) -qui se tiendra ce mercredi 15 novembre au Palais des Congrès d’Aix-en-Provence- aura pour thème "Entreprises et Méditerranée : quelle sécurité ?", traitant à la fois des questions de l’attractivité, la cybersécurité et des échanges commerciaux en Méditerranée. C’est entouré du capitaine de gendarmerie Céline Leflefian et de Dominique Nivaggioli, Commissaire-Divisionnaire d’Aix-en-Provence, que Dominique Ciravegna, vice-président de l’ACBM (Association de Criminologie du Bassin Méditerranéen) est revenu sur les thématiques.

 

Dominique Ciravegna signale que le Secem est porté par l’ACBM en collaboration avec la Police Nationale, la Gendarmerie et l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information. Il profite de l’occasion pour souligner : « Les forces de l’ordre réalisent un travail phénoménal or, depuis 2015, on les a parfois embrassés mais souvent critiqués voire agressés, ce qui est inadmissible ». « Directeur de l’audit et de sûreté pour un groupe international, ajoute-t-il, je suis bien placé pour dire que, sans le travail des forces de l’ordre nous ne serions pas aussi performants ». Dominique Nivaggioli évoque Aix-en-Provence, 142 000 habitants, 2e Cour d’Appel de France, ville étudiante, pôle économique d’importance : « Un ensemble qui fait que nous avons bien compris qu’il était important de protéger les personnes physiques, bien sûr, mais aussi morales. Dans ce cadre nous bénéficions notamment de cyber-enquêteurs qui travaillent sur les diverses formes de cybercriminalité et sont également impliqués dans la lutte contre le terrorisme ». Céline Leflefian rappelle : « La gendarmerie intervient sur 95% du territoire, nous intervenons sur la sécurité des personnes physiques, morales et la sécurité des biens. Et c’est tout naturellement que nous participons à cette deuxième édition du Secem pour expliquer notre rôle, donner des conseils ». Elle ne manque pas d’indiquer qu’avec 177 brigades en Paca « la gendarmerie est un acteur de proximité ». Évoqué le rôle des référents Sureté en matière de prévention, l’action des référents intelligence économique tout comme celui des enquêteurs N’Tech (Nouvelles technologies) qui diligentent des enquêtes portant sur des faits en rapport avec les nouvelles technologies, piratage informatique, diffusion d’images pornographiques mettant en scène des mineurs. Tandis que les enquêteurs Defi (Délinquance Financière) interviennent sur des enquêtes concernant la criminalité financière.

« Notre région a tous les atouts pour devenir le moteur économique de la France »

Dominique Ciravegna présente le programme de ce 15 novembre au Palais des Congrès d’Aix-en-Provence et, en premier lieu les tables rondes. Il sera d’abord question de l’attractivité des territoires et de sécurité économique, est-ce à dire, comment une région ou un pays peut-il être choisi par un acteur comme une zone de localisation de ses activités ? Et de considérer : « Véritable cœur économique, la région Paca représente la 3e région la plus créatrice d’entreprises. Notre région a tous les atouts pour devenir le moteur économique de la France. Néanmoins, il ne faut pas oublier que pour maintenir ses atouts attractifs, un territoire doit avant tout être sécurisé... ». S’en suivra les enjeux de la cybersécurité et comment sécuriser son système d’information « sachant que 81% des entreprises ont été ciblées par des cyber-attaques en 2015, selon le baromètre annuel du CESIN (Club des experts de la sécurité de l’information et du numérique) »,explique-t-il. Puis il sera question de la Méditerranée et de réfléchir à comment améliorer la coopération entre les pays de la rive Nord et de la rive Sud pour un développement économique gagnant-gagnant. Et Dominique Ciravegna de considérer : « Il faut bien mesurer que, grâce à l’économie, on peut faire reculer non seulement la misère mais aussi l’obscurantisme et éviter que la Méditerranée ne se transforme en cimetière ». Enfin des ateliers permettront d’enrichir ses connaissances sur les risques d’attaque numérique et sur l’importance de la veille.
Michel CAIRE